Il est des hommes
dont le nom dépasse le stade,
dont le pas résonne au-delà des gradins,
dont le cœur éclaire un pays entier.
Sadio,
fils de la terre rouge,
tu portes le Sénégal comme on porte une prière,
avec humilité, avec constance,
avec cette force tranquille
qui fait ta grandeur.
Champion des cœurs avant d’être champion des titres,
meilleur joueur par le talent,
meilleur homme par le partage,
tu gagnes sans écraser,
tu brilles sans aveugler.
Quand l’instant vacille,
quand la finale menace de sombrer,
tu te lèves non par le cri
mais par le geste noble :
continuer.
Tu appelles tes frères,
tu refuses la peur,
tu sauves l’honneur,
tu sauves la CAN,
tu sauves l’âme du jeu.
Homme de cette compétition,
tu as rappelé au monde
que le football est d’abord une fraternité,
un souffle collectif,
un destin partagé.
Et pendant que les foules chantent ton nom,
toi, tu construis des écoles,
tu tends la main à ton village,
tu redistribues la lumière
là où tu l’as puisée.
Exemple pour l’Afrique,
leçon pour le monde :
on peut toucher le sommet
sans jamais quitter la terre.
Sadio Mané,
grand homme avant grand joueur,
tu es victoire,
tu es dignité,
tu es espérance.
Abou Tall
